Roselyne Bachelot-Narquin

Roselyne Bachelot-Narquin dans UMP l_roselyne-bachelot-ministre-sante-300x180

Naissance, enfance, études

  • A 7 ans, elle part en pension. Elle y fait jusqu’à 4h de musique par jour, la musique devient sa passion.  A 8ans, Roselyne, très douée, entre déjà en sixième. Mais c’est aussi une enfant terrible, qui aime jouer des tours aux bonnes soeurs. Elle distribue déjà à cet âge des journaux militants. Elle passe aussi des heures à écouter parler les grandes personnes, son père et ses amis, parmi lesquels André Malraux. Roselyne est une enfant puis une adolescente exaltée, qui aime la politique et la vit.

    Parcours professionnel

  • Elle commence à travailler tôt en tant que visiteuse médicale, pour faire vivre le ménage,  tandis que son époux continue ses études. Bien plus tard, c’est à son tour de faire ses études. Elle devient docteur en pharmacie en 1988, à 36ans, sur les conseils de sa mère. Elle sort major de sa promotion.
  • La même année, prenant la succession de son père, elle est élue députée RPR du Maine-et-Loire. Son originalité et ses prises de positions progressistes, passent plutôt mal dans son département, mais cela lui vaut la sympathie au niveau national.
  • Elle devient en 2002 Ministre de l’Ecologie et du Développement durable.
  • Elue députée européenne.
  • Nommée au ministère de la Santé et des Sports en 2007. Elle s’attele à la réforme de la santé.

Vie quotidienne, vie privée

  • Elle a son fils à 22ans. Aujourd’hui, elle est divorcée, mais a gardé son nom de femme mariée, Bachelot, accolé à celui de ses parents, Narquin.
  • C’est alors qu’elle est en plein débat au Sénat sur la loi sur la chasse,en tant que Ministre de l’Ecologie, qu’on lui apprend en 2003 la mort de son père. Le débat est alors interrompu dix minutes, pour un petit recueillement personnel, puis reprend. Elle était notamment en opposition avec son père sur le plan politique, au sujet du PACS, et de l’Europe.
  • Elle dit :  » Mes journées sont une sorte de maelström de travail qui commence à 8 heures pour finir à 22 heures ». Elle se lève à 7h le matin, ce qui lui fait dire qu’elle est un « lève-tard » car ce n’est pas très tôt pour un ministre.
  • Les réunions s’enchaînent, avec un calendrier très organisé. Le mardis, mercredis et jeudis, elle s’occupe de ses rendez-vous institutionnels : conseils des ministres, questions au gouvernement, etc. Les lundi et vendredi elle est « sur le terrain ». Et les samedi et dimanche elle est « sur les terrains de sport évidemment ».
  • Elle n’a pas de week-ends. Mais elle essaie d’extirper au moins une fois par semaine une grasse matinée, ce qui est dur : « Ca m défatiguerait tellement de ne pas entendre mon réveil sonner » dit-elle.
  • Son ministère chapeaute à la fois la Santé, les sports, et la jeunesse. Elle a donc besoin d’un grand nombre de conseillères et conseillers en plus de ses divers services, pour lui préparer ses dossiers. Elle dit elle-même qu’il y a énormément d’acteurs dans son ministère. A elle de les gérer.

    Particularités, caractère, goûts

  • Elle lutte contre le SIDA, milite pour les droits des homosexuels, participe à la Gay Pride, et a défendu le PACS et voté pour lui, affrontant alors son propre camp.
  • L’une des pionnière du féminisme en politique.
  • Une personne de forte personnalité. Son père la comparait à une poule birmane, pas méchante mais ébouriffée parfois pour faire peur.
  • L’image de Roselyne Bachelot c’est avant tout un rire, une voix haut perchée, les bons mots, les blagues parfois grivoises, un vocabulaire souvent imagé. Elle a la réputation d’être la personne la plus drôle du gouvernement. Elle est très chaleureuse de nature. A l’Assemblée, on se bat pour s’asseoir à côté d’elle et entendre ses « petites phrases ».
  • Elle s’est longtemps caractérisée par des tenues excentriques, flashy, tailleurs jaunes, vert pomme, roses, strass, maquillage voyant…Aujourd’hui, elle s’est volontairement assagie, et porte des tailleurs sombres. Elle dit : « J’aime les couleurs vives. Enfant, ma mère m’a toujours habillée en rose, d’où mon prénom. A l’école, même chose. Dès que j’arrivais à une fête, l’orchestre de mon lycée jouait « la Panthère rose »! Le rose, donc, est ma couleur d’enfance, et je suis arrivée à mon premier Conseil des ministres, sous le gouvernement Raffarin, en rose. Ca ne m’a plus quittée, ça a masqué ma personnalité, on m’a taxée de frivolité. Quand je suis revenue au gouvernement, j’ai abandonné. Plus envie de batailler pour ça. Parce qu’on parlait plus de mes tenues que de mes idées, et cela m’enfermait dans un rôle« .
  • Maniaque de l’ordre, elle commence toutes ses journées en rangeant son appartement. « Il faut que mon appartement soit nickel chrome quand je pars ».
  • Elle fuit les petits déjeuners de travail « épouvantables pour la santé, avec toutes ces viennoiseries remplies d’acides gras. Au pire, si je fais une réunion tôt le matin, je sers une tassette de café, et encore ».
  • Chaque soir elle s’astreint à 45 minutes d’exercice physique chez elle. Elle ne s’endors jamais avant 2h du matin.
  • Elle dit s’accorder un « gin to’ » tous les quinze jours.
  • Ce qui la détend ? L’Opéra. Elle est passionnée et connaisseuse en art lyrique, et va deux fois par mois à l’Opéra. Elle dit : « Mes neurones sont alors baignées d’harmonie, ça me permet de mieux affronter les choses ». Elle travaille toujours en musique.
  • Passionée de littérature, et de tauromachie aussi. Elle se rend régulièrement aux férias de Dax et de Bayonne. Elle partage cette passion avec François Fillon, un grand ami qu’elle considère comme son « frère« .
  • Elle baigne dans la politique depuis toute petite. Elle raconte : « J’ai fait mes premières réunions dans les bras de mon père, Jean Narquin, à 9mois et demi« .
  • La socialiste Edwige Avice est sa cousine.
  • Son fils, Pierre, est éperdu d’admiration devant sa mère. Elle l’a fait entrer dans son cabinet, il travaille avec elle.
  • Elle est très discrète sur sa vie privée, ne s’expose pas avec ses proches, et elle dit en avoir « fait un principe« .
  • On l’imagine très forte et insensible aux attaques et aux caricatures. Pourtant, elle avoue que ce qui l’a le plus blessée dans sa carrière politique, c’est sa marionette aux Guignols, caricaturée en « ménagère de moins de 50 de QI ». Pourquoi ? « Je viens d’une famille modeste où on ne croit qu’à l’excellence intellectuelle pour réussir » dit-elle.

    A propos de la vie politique…

  • A propos de son remerciement en 2004 du poste de Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, après deux ans d’exercice : « C’est très féminin de croire que vos mérites vont être reconnus, alors que, en politiqe, il n’y a qu’une loi : celle du plus fort. La plus grande concession, c’est de renoncer à des causes qui vous tiennent à coeur à la suite d’arbitrage que vous perdez ».
  • « Je sais, comme disait Victor Hugo, qu’on peut combattre une armée, mais pas une idée dont le temps est venu. Et j’ai souvent été la première à militer pour des causes dont le temps est venu. J’attends« .
  • A propos de son entourage, de l’entourage d’une personnalité politique, elle dit :  » Au fil du temps s’est opérée une sélection naturelle, qu’on a du mal à faire au début de sa vie politique. Parce que les gens que vous voyez dans les dîners sont persuadés que l’homme ou la femme politique vit dans un milieu coupé du monde, où des huissiers à chaîne introduisent des visiteurs, perclus de servilité. Ils s’imaginent donc que leur rôle à eux, c’est de vous donner la réalité des choses, de la rue, de vous apprendre la vraie vie. D’abord c’est très pénible, et surtout c’est l’inverse qui se passe. La vie des Français, c’est nous qui la connaissons le mieux. C’est nous qui sommes dans le grand vent, sur le terrain, attendus par des manifestants devant un hôpital, ou le ministère, rencontrant en permanence des gens qui ne sont pas contents : « On veut plus d’argent, plus de moyens ». [...] Et ce n’est pas dans des dîners en ville, avec des gens ultraprotégés, qu’on va apprendre ce qui se passe en France. Je me souviens d’un dîner chez deux retraités. Lui, médecin, avait joué au golf toute la journée. Elle, femme au foyer, avait préparé le dîné et reçu ses petits-enfans. Je n’étais pas encore ministre, mais députée. J’avais, moi, passé ma journée à bataill avec des agriculteurs sur le prix du lait, puis déjeuné avec des femmes maghrébines pour parler de questions de santé, puis reçu des travailleurs sociaux, enfin, une bonne journée quoi. Et j’ai été accueillie par : « Oh ! vous les politiques, vous êtes coupés des réalités ». J’ai posé mon gin to’ et j’ai dit au revoir. Je n’ai jamais revu ces gens« .
  • « Les journaux vous injurient, vous critiquent, prennent un malin plaisir à publier des photos où vous n’êtes pas à votre avantage, vous fermez les yeux dix secondes pendant une séance de questions au gouvernement, on écrit que vous dormez, enfin vous êtes dans un environnement totalement malveillant. C’est ça la réalité de la vie quotidienne en politique ».
  • Elle connaît tous les codes politiques, et sait avoir le recul nécessaire : « J’aime la politique, mais je connais les vilenies, les revers, la dureté de ce milieu. Les politiques ne m’impressionnent pas ».
  • Elle dit : « Il y a des codes en politique. Pour les expliquer, il faut juste savoir que ce sont ceux d’un monde masculin, créés par des hommes, pour des hommes. Des rythmes de vie complètement incompatibles avec la vie d’une femme avec de jeunes enfants, avec une vie de famille normale. En France, on estime qu’un politique n’a pas le droit à une vie familiale. Alors qu’en Suède par exemple, il est inimaginable qu’il y ait des manifestations le dimanche ».

A propos des femmes… 

  • Elle dit avoir de l’admiration pour les femmes politiques actuelles, qui sont jeunes et ont des enfants, tout en menant de front leur vie politique, à l’exemple de NKM, Cécile Duflot, Marine Le Pen et Chantal Jouanno. « Moi je n’y serais pas arrivée. En plus du travail et de la vie de famille, il y a l’envahissement des choses matérielles : est-ce que le frigo est plein, est-ce que je suis passée au pressing ? On est sans arrêt sur la corde raide ! ». « On a toutes les mêmes contraintes de temps. On va chez le coiffeur pour la coupe et la couleur, mais on se fait un brushing chaque matin parce qu’on a pas le temps de faire autrement ».
  • Elle dit : « Comme le dit une de mes amies, ancienne présidente de la République irlandaise : « faire de la politique, c’est aussi dur pour un homme que pour une femme. Sauf que nous, on a en plus les collants et le brushing ». On se met en pantalon, si on a le collant filé, pour éviter qu’il soit filmé ou qu’on voit nos sous-vêtements si on est sur une estrade. Parce qu’il y a ça aussi, on est tout le temps épiées. Les hommes n »ont pas ces contraintes là. Mais ça va peut être venir, quand je vois le nombre de commentaires qu’à déclenché la veste forestière que François Fillon portait au fort de Brégançon, à la rentrée septembre ! ».
  • Elle déplore encore et toujours, l’organisation de la vie politique française, qui ne fait rien pour arranger les femmes politiques, et encourager d’autres femmes à entrer en politique. « On apprend 48h avant qu’il faut se déplacer avec le Premier ministre ou le président. Votre chef de cabinet monte et démonte votre agenda en permanence ! Pour les femmes, c’est impossible. Et si elles y arrivent, elles deviennent terribles, elles deviennent des hommes politiques. C’est le syndrome de Stockholm : elles épousent la cause de leur ravisseur ! ».
  • Roselyne Bachelot-Narquin est une féministe, et défend les femmes en politque, qu’elles soient de son camp ou non, lorsqu’elles sont attaquées dans leur féminité. « Je l’ai fait publiquement pour Ségolène Royal lorsque j’ai entendu un député crier « A poil! », alors qu’elle défendait un projet à l’Assemblée. Ou comme quand on traite Martine Aubry de « mamie ringarde ». » On la dit la première à envoyer un texto sympa lorsque des coups durs frappent les femmes politiques de son camp.

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