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Roselyne Bachelot-Narquin

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Naissance, enfance, études

  • A 7 ans, elle part en pension. Elle y fait jusqu’à 4h de musique par jour, la musique devient sa passion.  A 8ans, Roselyne, très douée, entre déjà en sixième. Mais c’est aussi une enfant terrible, qui aime jouer des tours aux bonnes soeurs. Elle distribue déjà à cet âge des journaux militants. Elle passe aussi des heures à écouter parler les grandes personnes, son père et ses amis, parmi lesquels André Malraux. Roselyne est une enfant puis une adolescente exaltée, qui aime la politique et la vit.

    Parcours professionnel

  • Elle commence à travailler tôt en tant que visiteuse médicale, pour faire vivre le ménage,  tandis que son époux continue ses études. Bien plus tard, c’est à son tour de faire ses études. Elle devient docteur en pharmacie en 1988, à 36ans, sur les conseils de sa mère. Elle sort major de sa promotion.
  • La même année, prenant la succession de son père, elle est élue députée RPR du Maine-et-Loire. Son originalité et ses prises de positions progressistes, passent plutôt mal dans son département, mais cela lui vaut la sympathie au niveau national.
  • Elle devient en 2002 Ministre de l’Ecologie et du Développement durable.
  • Elue députée européenne.
  • Nommée au ministère de la Santé et des Sports en 2007. Elle s’attele à la réforme de la santé.

Vie quotidienne, vie privée

  • Elle a son fils à 22ans. Aujourd’hui, elle est divorcée, mais a gardé son nom de femme mariée, Bachelot, accolé à celui de ses parents, Narquin.
  • C’est alors qu’elle est en plein débat au Sénat sur la loi sur la chasse,en tant que Ministre de l’Ecologie, qu’on lui apprend en 2003 la mort de son père. Le débat est alors interrompu dix minutes, pour un petit recueillement personnel, puis reprend. Elle était notamment en opposition avec son père sur le plan politique, au sujet du PACS, et de l’Europe.
  • Elle dit :  » Mes journées sont une sorte de maelström de travail qui commence à 8 heures pour finir à 22 heures ». Elle se lève à 7h le matin, ce qui lui fait dire qu’elle est un « lève-tard » car ce n’est pas très tôt pour un ministre.
  • Les réunions s’enchaînent, avec un calendrier très organisé. Le mardis, mercredis et jeudis, elle s’occupe de ses rendez-vous institutionnels : conseils des ministres, questions au gouvernement, etc. Les lundi et vendredi elle est « sur le terrain ». Et les samedi et dimanche elle est « sur les terrains de sport évidemment ».
  • Elle n’a pas de week-ends. Mais elle essaie d’extirper au moins une fois par semaine une grasse matinée, ce qui est dur : « Ca m défatiguerait tellement de ne pas entendre mon réveil sonner » dit-elle.
  • Son ministère chapeaute à la fois la Santé, les sports, et la jeunesse. Elle a donc besoin d’un grand nombre de conseillères et conseillers en plus de ses divers services, pour lui préparer ses dossiers. Elle dit elle-même qu’il y a énormément d’acteurs dans son ministère. A elle de les gérer.

    Particularités, caractère, goûts

  • Elle lutte contre le SIDA, milite pour les droits des homosexuels, participe à la Gay Pride, et a défendu le PACS et voté pour lui, affrontant alors son propre camp.
  • L’une des pionnière du féminisme en politique.
  • Une personne de forte personnalité. Son père la comparait à une poule birmane, pas méchante mais ébouriffée parfois pour faire peur.
  • L’image de Roselyne Bachelot c’est avant tout un rire, une voix haut perchée, les bons mots, les blagues parfois grivoises, un vocabulaire souvent imagé. Elle a la réputation d’être la personne la plus drôle du gouvernement. Elle est très chaleureuse de nature. A l’Assemblée, on se bat pour s’asseoir à côté d’elle et entendre ses « petites phrases ».
  • Elle s’est longtemps caractérisée par des tenues excentriques, flashy, tailleurs jaunes, vert pomme, roses, strass, maquillage voyant…Aujourd’hui, elle s’est volontairement assagie, et porte des tailleurs sombres. Elle dit : « J’aime les couleurs vives. Enfant, ma mère m’a toujours habillée en rose, d’où mon prénom. A l’école, même chose. Dès que j’arrivais à une fête, l’orchestre de mon lycée jouait « la Panthère rose »! Le rose, donc, est ma couleur d’enfance, et je suis arrivée à mon premier Conseil des ministres, sous le gouvernement Raffarin, en rose. Ca ne m’a plus quittée, ça a masqué ma personnalité, on m’a taxée de frivolité. Quand je suis revenue au gouvernement, j’ai abandonné. Plus envie de batailler pour ça. Parce qu’on parlait plus de mes tenues que de mes idées, et cela m’enfermait dans un rôle« .
  • Maniaque de l’ordre, elle commence toutes ses journées en rangeant son appartement. « Il faut que mon appartement soit nickel chrome quand je pars ».
  • Elle fuit les petits déjeuners de travail « épouvantables pour la santé, avec toutes ces viennoiseries remplies d’acides gras. Au pire, si je fais une réunion tôt le matin, je sers une tassette de café, et encore ».
  • Chaque soir elle s’astreint à 45 minutes d’exercice physique chez elle. Elle ne s’endors jamais avant 2h du matin.
  • Elle dit s’accorder un « gin to’ » tous les quinze jours.
  • Ce qui la détend ? L’Opéra. Elle est passionnée et connaisseuse en art lyrique, et va deux fois par mois à l’Opéra. Elle dit : « Mes neurones sont alors baignées d’harmonie, ça me permet de mieux affronter les choses ». Elle travaille toujours en musique.
  • Passionée de littérature, et de tauromachie aussi. Elle se rend régulièrement aux férias de Dax et de Bayonne. Elle partage cette passion avec François Fillon, un grand ami qu’elle considère comme son « frère« .
  • Elle baigne dans la politique depuis toute petite. Elle raconte : « J’ai fait mes premières réunions dans les bras de mon père, Jean Narquin, à 9mois et demi« .
  • La socialiste Edwige Avice est sa cousine.
  • Son fils, Pierre, est éperdu d’admiration devant sa mère. Elle l’a fait entrer dans son cabinet, il travaille avec elle.
  • Elle est très discrète sur sa vie privée, ne s’expose pas avec ses proches, et elle dit en avoir « fait un principe« .
  • On l’imagine très forte et insensible aux attaques et aux caricatures. Pourtant, elle avoue que ce qui l’a le plus blessée dans sa carrière politique, c’est sa marionette aux Guignols, caricaturée en « ménagère de moins de 50 de QI ». Pourquoi ? « Je viens d’une famille modeste où on ne croit qu’à l’excellence intellectuelle pour réussir » dit-elle.

    A propos de la vie politique…

  • A propos de son remerciement en 2004 du poste de Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, après deux ans d’exercice : « C’est très féminin de croire que vos mérites vont être reconnus, alors que, en politiqe, il n’y a qu’une loi : celle du plus fort. La plus grande concession, c’est de renoncer à des causes qui vous tiennent à coeur à la suite d’arbitrage que vous perdez ».
  • « Je sais, comme disait Victor Hugo, qu’on peut combattre une armée, mais pas une idée dont le temps est venu. Et j’ai souvent été la première à militer pour des causes dont le temps est venu. J’attends« .
  • A propos de son entourage, de l’entourage d’une personnalité politique, elle dit :  » Au fil du temps s’est opérée une sélection naturelle, qu’on a du mal à faire au début de sa vie politique. Parce que les gens que vous voyez dans les dîners sont persuadés que l’homme ou la femme politique vit dans un milieu coupé du monde, où des huissiers à chaîne introduisent des visiteurs, perclus de servilité. Ils s’imaginent donc que leur rôle à eux, c’est de vous donner la réalité des choses, de la rue, de vous apprendre la vraie vie. D’abord c’est très pénible, et surtout c’est l’inverse qui se passe. La vie des Français, c’est nous qui la connaissons le mieux. C’est nous qui sommes dans le grand vent, sur le terrain, attendus par des manifestants devant un hôpital, ou le ministère, rencontrant en permanence des gens qui ne sont pas contents : « On veut plus d’argent, plus de moyens ». [...] Et ce n’est pas dans des dîners en ville, avec des gens ultraprotégés, qu’on va apprendre ce qui se passe en France. Je me souviens d’un dîner chez deux retraités. Lui, médecin, avait joué au golf toute la journée. Elle, femme au foyer, avait préparé le dîné et reçu ses petits-enfans. Je n’étais pas encore ministre, mais députée. J’avais, moi, passé ma journée à bataill avec des agriculteurs sur le prix du lait, puis déjeuné avec des femmes maghrébines pour parler de questions de santé, puis reçu des travailleurs sociaux, enfin, une bonne journée quoi. Et j’ai été accueillie par : « Oh ! vous les politiques, vous êtes coupés des réalités ». J’ai posé mon gin to’ et j’ai dit au revoir. Je n’ai jamais revu ces gens« .
  • « Les journaux vous injurient, vous critiquent, prennent un malin plaisir à publier des photos où vous n’êtes pas à votre avantage, vous fermez les yeux dix secondes pendant une séance de questions au gouvernement, on écrit que vous dormez, enfin vous êtes dans un environnement totalement malveillant. C’est ça la réalité de la vie quotidienne en politique ».
  • Elle connaît tous les codes politiques, et sait avoir le recul nécessaire : « J’aime la politique, mais je connais les vilenies, les revers, la dureté de ce milieu. Les politiques ne m’impressionnent pas ».
  • Elle dit : « Il y a des codes en politique. Pour les expliquer, il faut juste savoir que ce sont ceux d’un monde masculin, créés par des hommes, pour des hommes. Des rythmes de vie complètement incompatibles avec la vie d’une femme avec de jeunes enfants, avec une vie de famille normale. En France, on estime qu’un politique n’a pas le droit à une vie familiale. Alors qu’en Suède par exemple, il est inimaginable qu’il y ait des manifestations le dimanche ».

A propos des femmes… 

  • Elle dit avoir de l’admiration pour les femmes politiques actuelles, qui sont jeunes et ont des enfants, tout en menant de front leur vie politique, à l’exemple de NKM, Cécile Duflot, Marine Le Pen et Chantal Jouanno. « Moi je n’y serais pas arrivée. En plus du travail et de la vie de famille, il y a l’envahissement des choses matérielles : est-ce que le frigo est plein, est-ce que je suis passée au pressing ? On est sans arrêt sur la corde raide ! ». « On a toutes les mêmes contraintes de temps. On va chez le coiffeur pour la coupe et la couleur, mais on se fait un brushing chaque matin parce qu’on a pas le temps de faire autrement ».
  • Elle dit : « Comme le dit une de mes amies, ancienne présidente de la République irlandaise : « faire de la politique, c’est aussi dur pour un homme que pour une femme. Sauf que nous, on a en plus les collants et le brushing ». On se met en pantalon, si on a le collant filé, pour éviter qu’il soit filmé ou qu’on voit nos sous-vêtements si on est sur une estrade. Parce qu’il y a ça aussi, on est tout le temps épiées. Les hommes n »ont pas ces contraintes là. Mais ça va peut être venir, quand je vois le nombre de commentaires qu’à déclenché la veste forestière que François Fillon portait au fort de Brégançon, à la rentrée septembre ! ».
  • Elle déplore encore et toujours, l’organisation de la vie politique française, qui ne fait rien pour arranger les femmes politiques, et encourager d’autres femmes à entrer en politique. « On apprend 48h avant qu’il faut se déplacer avec le Premier ministre ou le président. Votre chef de cabinet monte et démonte votre agenda en permanence ! Pour les femmes, c’est impossible. Et si elles y arrivent, elles deviennent terribles, elles deviennent des hommes politiques. C’est le syndrome de Stockholm : elles épousent la cause de leur ravisseur ! ».
  • Roselyne Bachelot-Narquin est une féministe, et défend les femmes en politque, qu’elles soient de son camp ou non, lorsqu’elles sont attaquées dans leur féminité. « Je l’ai fait publiquement pour Ségolène Royal lorsque j’ai entendu un député crier « A poil! », alors qu’elle défendait un projet à l’Assemblée. Ou comme quand on traite Martine Aubry de « mamie ringarde ». » On la dit la première à envoyer un texto sympa lorsque des coups durs frappent les femmes politiques de son camp.

Nathalie Kosciusko-Morizet

  • Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, depuis novembre 2010,  Secrétaire générale adjointe de l’UMP depuis 2008.

  • Maire de la ville de Lonjumeau depuis 2008.

Nathalie Kosciusko-Morizet dans Biographies nathalie-kosciusko-morizet

Naissance, enfance, études

  • Deuxième d’une famille de quatre enfants. Sa mère était professeur d’optique quantique à la faculté d’Orsay, et son père ingénieur des Ponts-et-Chaussée, et maire de Sèvres.

  • Elle est une élève brillante. Obtient son Bac avec la mention Très bien. Elle sort de Polytechnique alors qu’elle n’a que 19ans. Elle pars ensuite faire son service militaire à Djibouti. Avant d’enchaîner avec l’Ecole nationale du génie rural et des eaux et forêts, dont elle sort diplômée.

    Parcours professionnel

    Réformes phares

    Salaire

    Vie privée, vie quotidienne

  • Elle est mariée avec Jean-Pierre Philippe, de 18ans son aîné. Elle a choisi de ne pas porter le nom de son mari. Elle a deux petits garçons de 4ans et 1ans, Paul-Elie et Louis-Abel. Ils portent le nom de leur mère.

  • En semaine, elle vit à Paris. Et du vendredi au lundi elle vit à Longpont-sur-Orge, dans une grande maison avec jardin, où elle s’est mariée en 2003.

  • Son mari a du démissionner de son poste chez EADS lorsque sa femme a été nommée au gouvernement, en 2007. Il participe régulièrement au « Déjeuner des conjoints », organisés par Pénelope Fillon, épouse du Premier ministre. Il y déjeune avec l’homme de Roselyne Bachelot, et celui de MAM.

    Particularités, caractère, goûts

  • Elle maîtrise parfaitement sa communication. Elle a refusé de suivre les cours de média-training proposés par chaque parti, parce qu’elle n’y croit pas.
  • Communément appelée NKM, elle a fait breveter l’acronyme.
  • Certains de ses collègues en politique l’a trouven hautaine, cassante, autoritaire…Il est vrai qu’elle n’a pas beaucoup d’amis en politique. Mais elle dit : « J’ai de bonnes relations avec les membres du gouvernement, mes collègues, mais ce ne sont pas des amis, non ».
  • Elle dit avoir appris à se maquiller sur les plateaux de télévision. Aucun enseignement de sa mère en la matière, qu’elle a toujours connue avec le même rouge à lèvres.
  • Elle aime la mode, mais ne peut pas tout porter, de par son métier. « J’aime les choses originales, mais je ne veux pas que les gens se focalisent dessus, sinon ils n’écoutent plus votre message. Notre métier n’est pas d’être portemanteau. J’essaie de porter des vêtements que j’aime mais qui ne surprennent pas, qui ne deviennent pas des sujets de débat ». « Il faut apprendre à être neutre. J’ai été élue députée à 29ans. A cet âge-là, il faut que les gens prêtent attention à ce que vous dites, plutôt que de se focaliser sur ce dont vous avez l’air. Il y a des choses que j’ai renoncé à porter, oui c’est vrai ».
  • Elle joue du violoncelle et le pratique tous les week-ends, aime jardiner et dit avoir besoin de « moment nature », emmène son fils aîné le samedi matin au marché, fait de la tapisserie, de la broderie pour ses enfants. Elle dit :  » Comme je ne vois pas beaucoup mes enfants, ils se rendent compte, au moins, que je fai quelque chose pour eux ». Elle va aussi à la piscine régulièrement, à Paris, tard le soir, après boulot, entre 22h et 23h. Elle lit, aussi, pas des livres politiques, mais des romans.

  • Ce qui la détend ? « La marraine de mon fils est venue déjeuner samedi dernier, et c’était un vrai plaisir. Elle est psychologue pour enfants et ne connaît même pas le nom des ministres ! Ce qui détend vraiment c’est de voir des amis extérieurs au milieu politique ».

  • Très active, constamment occupée, elle n’a pas le temps de déprimer. Mais elle avoue que les moments de déprime surviennent surtout lorsque tombent les vacances. « C’est-à-dire que comme beaucoup de gens très actifs, les premiers jours de vacances nécessitent une réorganisation, ce n’est pas de l’ordre de la déprime mais…En fait, c’est un moment de trouble. Maintenant je le sais, et mon mari aussi. On en rigole. Il faut rebrancher le cerveau autrement ».

    A propos de la vie politique…

  • « J’aime beaucoup la politique. J’ai eu une vie professionnelle avant d’en faire, c’était une prison dorée? J’avais envie de porter un message ».

  • Elle dit : « Ce que l’on va chercher chez un ministre, c’est sa vision à long terme. Pas forcément ses connaissances sur le sujet ».

  • « Un politique doit pouvoir s’investir sur toutes sortes de sujets. Mon boulot c’est de trouver de l’argent ».

  • « Souvent, je suis dans des réunions qui n’ont d’autre finalité que de rassembler des gens qui s’écoutent parler. Ou des gens qui ont un rapport au pouvoir vaniteux, concentré exclusivement sur eux-mêmes. Et je me dis: « Voilà tout ce temps, c’est du temps arraché à mes enfants pour rien ». Rester des heures sur une estrade à écouter des discours. La vanité de certaines choses en politique est ce qu’il y a de plus dur je trouve. Même si on se console avec les petites, ou le grandes choses, qu’on réussit à réaliser. Pour moi, c’est le Grenelle de l’environnement par exemple, qui me rend fière« .

  • A propos du média-training : « Je crois moyennement à ces choses-là parce que la politique est un milieu surmédiatisé, on est sous les feux des projecteurs tout le temps. Ceux qui essaient de se construire une image de manière artificielle vont y arriver au début, mais ça finira toujours par exploser. Le pire, c’est quand les gens, qui sont comme les animaux, sente une dissonance entre l’image que l’on veut donner, et la personne. [...] La « réussite » en politique, elle est bout de l’athenticité, vous apportez une vision qui a du sens et qui trouve un écho ».

 A propos des femmes…

  • La féminisation des titres lui est complètement égale.

  • Elle déteste les discours différentialistes entre les femmes et les hommes, tendant à attribuer certaine qualités aux hommes, certaines qualités aux femmes. Elle dit : « Je trouve que c’est plus qu’un cliché, c’est quelque chose qui se veut sympathique et qui peut vous enfermer et vous nuire. Si vous êtes plus ceci, on va vous y cantonner. On vous enferme dans votre genre, on vous ferme des portes. Le sens politique existe, non sexué, c’est une forme d’empathie tournée vers l’action [...] C’est le sentiment d’avoir un destin partagé. C’est une nature en fait ».

  • « En politique, il n’y a évidemment pas assez de femmes, et elles ne bénéficient pas des systèmes de cooptation mis en place au profit des hommes ».

  • « Une des raisons pour laquelle il y a peu de femmes en politique [est qu'] elles attendent d’avoir eu des enfants et de les avoir élevés pour se lancer ! Moi je ne me suis posé aucune questions ».

Anne Hidalgo

  • Première adjointe de la mairie de Paris depuis 2001, chargée de l’urbanisme. Possible successeure de Delanoë.  

Anne Hidalgo dans Biographies

Naissance, enfance, études

  • D’origine espagnole, son patronyme, Hidalgo, vient de l’espagnol Hijo de algo, fils de quelqu’un, c’est à dire de noble descendance. Née à Cadix.

  • Ses parents étaient des républicains convaincus, qui ont fui le franquisme alors que Anne n’avait que 2ans. La famille Hidalgo quitte alors l’Andalousie pour la banlieue populaire de Lyon. Ses parents ont tous deux arrêté l’école à 13ans, elle est couturière et lui électricien, mais ils sacrifient tout à l’éducation de leurs deux enfants. Marie, l’aînée, est aujourd’hui Cheffe d’entreprise en Californie. Les deux soeurs parlent français entre elles, espagnol avec leurs parents.

  • Petite, elle a subit à plusieurs reprises à la fois sexisme et tentative de ségrégation sociale. Exemple : son professeur de maths en seconde convoque son père et lui dit : « Ne lui faites pas faire de longues études. Elle serait bien en secrétaire de direction par exemple, pour qu’il n’y ait pas trop de décalage en terme de catégorie sociale, avec vous ». Mais Anne Hidalgo est brillante, et s’accroche.

  • Très complète, elle découvre le chant, le théâtre et la danse.

  • Anne Hidalgo dit : « Nous avons été éduquées de manière assez stricte. Nous avons du conquérir notre liberté ».

  • A sa majorité, elle quitte ses parents, et enchaîne les petits boulots pour payer ses études.

  • Elle suit une maîtrise en Sciences sociales, un DEA en Droit social et syndical, et est reçue 5e, à 23ans, au concours d’Inspecteur du travail. Elle s’installe à ce moment là dans le 15e arrondissement de Paris, et elle ne le quittera plus. Elle y vit depuis maintenant 26ans.

    Parcours professionnel

  • Elle fut la plus jeune inspectrice – et le plus jeune inspecteur- du travail de France en 1984, à  23ans, du jamais-vu.

  • En 1991 elle est nommée Directrice de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

  • Elle s’inscrit alors au PS. Elle entre au cabinet d’Aubry en 1997.

  • Puis elle intègre celui de Nicole Péry, Secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, où elle est chargée de la formation professionnelle.

  • Elle rejoint ensuite celui de Marylise Lebranchu, alors Garde des Sceaux.

  • En 2001 elle se présente dans le 15e arrondissement parisien contre Balladur. Elle perd les élections, et devient conseillère d’opposition. La même année, Delanoë la nomme Première adjointe à la Mairie de Paris.

  • Elle préside régulièrement le Conseil de Paris, qui dure deux jours et une nuit, une fois par mois, en alternance avec Delanoë et les autres adjoints.

  • Elle a aussi des réunions PS au niveau national et local. « Les militants ont besoin de ce rapport direct avec nous » dit-elle.

  • Elle est toujours membre du Bureau national du Parti, auquel elle participe tous les mardis après-midi.

    Réformes phares

    Salaire

  • Elle vit bien, dit-elle. Elle a un mandat parisien et régional. Elle gagne 5500 euros par mois pour tout ça. Elle dispose aussi d’un chauffeur, non attitré.

  • Elle explique qu’elle doit verser une partie de son salaire au PS. « Si on gagne beaucoup d’argent, ou si on a deux mandats, au PS une partie de vos indemnités vont aller à un autre élu qui en a besoin ».

    Vie privée, vie quotidienne

  • Elle a trois enfants, une fille, Elsa, de 22ans, et un garçon de 24ans, nés d’un premier mariage ; et un petit garçon de 8ans, qu’elle a conçu avec son mari actuel, rencontré en 1997 dans le cabinet de Martine Aubry, alors qu’elle était Ministre de l’emploi et de la solidarité. Martine Aubry fut le témoin de mariage de son mari en 2004. Son mari dit d’Anna Hidalgo qu’elle est une »femme puissante ».

  • Elle emmène tous les matins son fils à l’école : « Je veux inscrire mon début de journée dans une vie normale, saluer les autres parents, la gardienne de l’école,… ».

  • Son époux n’a pas beaucoup plus de temps qu’elle. Réunions tardis et week-end professionnels sont souvent le lot du couple.

  • Elle marche aux baby-sitters pour Arthur.

  • Les secrétaires personnelles d’Anne et de son mari sont inséparables, elles gèrent et composent leurs agendas et les alertent lorsque personne ne peut récupérer leur enfant à l’école le soir, par exemple ».

  • Ils ont une femme de ménage qui gère beaucoup de choses dans la maison et son mari fait la cuisine. Anne s’occupe de tout ce qui est administratif ou concerne l’éducation de son fils.

  • Au quotidien, elle a des journées de travail bien remplies à la Mairie de Paris. « A la mairie, c’est comme une journée de burean dans un entreprise ». Le midi, elle a toujours un déjeuner de travail, avec des journalistes, ou des responsables politiques. Ses après-midis sont constitués de visites sur le terrain : « Il faut écouter les gens, rencontrer les associations, se nourrir de la réalité, ne pas uniquement travailler avc les notes de ses collaborateurs et conseillers ». « J’ai été inspectrice du travail, donc j’ai les pieds dans le réel, et c’est ce qui m’inspire. J’ai besoin de sentir et d’entendre les choses par moi-même ». A partir de 18h, elle a d’autres réunions de travail.

  • En dehors des périodes d’élection, elle arrive à rentrer chez elle deux ou trois fois par semaine à 20h30. Le reste du temps, elle rentre souvent autour de 23h pour cause de « dîner professionnel, manifestation de la ville, ou d’associations, congrès, etc… ».

    Particularités, caractère, goûts

  • Anne Hidalgo professionnellement c’est un parcours sans faute, une progression sans failles, et l’envie d’aller toujours plus loin.

  • Femmes et travail sont son credo depuis des années.

  • Femme politique qui ne renie pas son goût du pouvoir.

  • Une femme de terrain. « J’ai été inspectrice du travail, donc j’ai les pieds dans le réel, et c’est ce qui m’inspire. J’ai besoin de sentir et d’entendre les choses par moi-même ». Voilà ce qui manque sans doute à beaucoup de nos responsables politiques.

  • Elle est plus connue des Parisiens que des Français.

  • Elle n’a jamais pris de coach pour parler en public ou aux médias, comme beaucoup le font. Modeste, elle dit : « Comme j’ai fait beaucoup de théâtre, cela m’a aidé pour la prise de parole ». Elle dit s’exprimer un peu trop avec les mains, en vraie latine.

  • Après chaque intervention télévisée, elle réunit son équipe, et ils débrieffent. « Je ne veux pas qu’ils soient complaisants, mais pas non plus qu’ils me destabilisent trop. Le media training, c’est excellent pour le petit écran, ça permet aux politiques d’être plus clairs, plus précis. Mais il faut rester soi-même ! Je ne parle pas des meetings. Là il ne faut pas s’entraîner, mais entraîner les autres. Devant 4000, 5000 personnes, c’est une autre gestuelle. C’est tès physique, on en sort lessivée, mais j’adore ça même si je ne suis pas au niveau ».

  • Sans scrupules quand il s’agit de politique, elle n’a pas hésité pendant la dernière campagne des régionales à mettre sur Twitter une photo de Valérie Pécresse dormant au Conseil de Paris, ni à faire circuler sur le Net la bêtise de Chantal Jouanno, concernant l’automatisation de la ligne 17 si la droite passait…alors que celle-ci l’est déjà.

  • Elle se déclare aujourd’hui athée, malgré son éducation religieuse.

  • Aujourd’hui elle vénère Janis Joplin, dessine après avoir suivit les Beaux-Arts en cours du soir pendant ses études, et lit beaucoup. Elle envisage de se remettre à la peinture, pour décompresser, c’était sa passion de jeunesse. Surtout les toiles de grand format.

  • Elle regrette de ne plus pouvoir se rendre au festival d’Avignon, de Bourges, de Cannes, comme elle le faisait lorsqu’elle était Secrétaire nationale de la culture, au PS.

  • Elle aime la nouvelle scène française, les Bénabar, Grande Sophie, Mickey 3D, and co, ainsi que Souchon, Voulzy, Nilda Fernandez, dont elle est proche.

  • Pour se ressourcer, il faut qu’elle retourne en Andalousie, sa terre natale, où ses parents ont pris leur retraite.

    A propos de la vie politique…

  • Elle dit : »Il ne faut jamais oublier que les pires coups viennent de votre camp. C’est un milieu très dur, où tout est exacerbé, excessif. Vous gagnez, tout le monde vient vers vous, vous perdez, il n’y a plus personne ».

  • « Il faut être heureux dans sa vie personnelle pour faire de la politique ».

  • « Etre un élu municipal, c’est être concret, pragmatique, pédagogue et commercial. Il faut vendre ses projets. C’est très prenant ».

  • Elle a le goût du pouvoir. « Pour changer les choses, il faut passer par la politique. Il faut juste savoir s’entourer de gens beaucoup plus intelligents que soi ». Toujours cette modestie, la marque des femmes en politique ?

    A propos des femmes…

  • Elle tient à la féminisation des titres. Elle s’est définie comme « cheffe » de file de la liste PS aux dernières élections régionales.

  • Pendant longtemps elle a déploré qu’il n’y ait pas de modèle politique féminin. « Il y a Simone Veil, évidemment, qui transcende tous les clivages, qui assume son engagement politique, sa vie. C’est LE modèle ».

  • Elle admire aussi Yvette Poudy, et s’est choisi Aubry et Guigou comme repères. « J’ai observé comment elles travaillaient, comment elles évoluaient dans le monde politique. Elles connaissent les codes, mais ne sont pas arrivées par l’appareil politique. Plutôt par l’expertise technique, la compétence sur des sujets, la Haute fonction publique. Autrefois, les appareils politiques [les partis] étaient des machines à broyer, surtout les femmes. Michèle Barzach, qui n’était pas de mon bord, a aussi été un exemple pour moi. On a voulu l’écarter, et elle a tenu bon. Elle a été d’un courage exceptionnel. L’ascension par l’appareil politique n’était tout simplement pas possible pour les femmes. Mais c’est en train de changer. Grâce à la parité aussi ».

  • Elle est féministe, et l’une des rares à affirmer qu’il existe une solidarité féminine en politique. « Chaque fois que j’ai eu des moments difficiles dans ma carrière, j’ai eu spontanément des appels d’encouragement des femmes politiques ». Elle cite Elizabeth Guigou, Martine Aubry, Marylise Lebranchu, Adeline Nazan, Dominique Voynet. « Même si nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de choses, on se comprend entre femmes ».

  • Elle a pris fait et cause pour l’IVG, très jeune.

  • Elle a découvert la Libraire des femmes alors qu’elle était adolescente, et est devenue dès son adolescence, une féministe convaincue.

 

 

Rachida Dati

Maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008, et députée européenne depuis 2009.

Rachida Dati  dans Biographies rachida-dati-2jpg

Naissance, enfance, et études

  • Naissance : 27 novembre 1965 à Saint-Rémy, en Saône-et-Loire. Mère : Fatima-Zohra Dati, algérienne, femme au foyer (décédée en 2001). Père : M’Barek Dati, marocain, maçon. Née cadette d’une famille de onze enfants, dont sept filles.
  • Enfant, elle s’occupe avec sa soeur aînée de toutes les démarches administratives de la famille. A 14 ans, elle fait de la vente au porte-à-porte, pour une boîte de cosmétique, pour aider sa famille.
  • Elle étudie dans un collège catholique, malgré la religion musulmane de ses parents, (rassurés de la voir éduquée dans la morale, puisque dans la religion), puis au Lycée public Mathias. Elle obtient son Bac D en 1983.
  • Issue d’un milieu modeste, Rachida doit enchaîner les petits boulots pour financer ses études et avoir de l’argent de poche. Elle travaille l’été, ainsi que les week-ends pendant l’année, alternant les ménages, les gardes malades, et le boulot de vendeuse.
  •  Rachida tente par deux fois de passer la première année de médecine, mais échoue. Elle se réoriente en 1985 vers un DEUG, Diplôme d’études universitaires générales, qu’elle obtient en trois ans, après avoir redoublé sa deuxième année. Elle enchaîne avec une licence, qu’elle obtient en 1990, puis avec une maîtrise en sciences économiques, obtenue en 1991, à vingt-cinq ans.
  • Elle suit ensuite les cours du prestigieux MBA d’HEC (Master of Business Administration – diplôme international d’études supérieures de haut niveau dans le domaine de la conduite globale des affaires), qu’elle quitte en 1993, sans en avoir obtenu le diplôme.Parcours professionnel

    Réformes phares

    Salaire 

  • Salaire de députée :  7665 euros brut par mois (+ 4202 euros d’indemnité pour frais).

  • Salaire de conseillère de Paris et maire du 7e : 512 euros brut par mois (+ 1000 euros env. pour frais de représentation)

    Vie privée

  • En novembre 1992, elle se marie avec un homme, pour « mettre fin aux pressions » de sa famille, selon ses dires. Pas du tout emballée par cette union dès le départ, elle choisit d’y mettre fin la même année, et elle en obtiendra finalement l’annulation en justice en 1995.
  • Le 2 janvier 2009, elle donne naissance par césarienne à sa fille Zohra (en hommage à sa mère)à la clinique de la Muette dans le 16e arrondissement de Paris. Elle reprend ses fonctions au ministère cinq jours après avoir accouché pour conduire la réforme du statut du juge d’instruction, annoncée par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant. Ce court laps de temps créera une polémique stupide et d’un autre temps : combien il est choquant qu’une femme ait si peu d’instinct maternel et tant de volonté professionnelle, qu’elle décide de reprendre son boulot peu après son accouchement !

  • Elle a tenu jusqu’ici le secret sur l’identité du père de Zohra. Elle emploie une nounou à domicile et dispose de soeurs et de cousines prêtes à garder sa fille le reste du temps.

    Particularités, caractère, goûts

  • Première personnalité issue d’une famille d’immigrés maghrébins et musulmans à occuper des fonctions régaliennes dans un gouvernement français. A propos des technocrates, elle a dit : « Ils me voyaient comme une beurette et pensaient que j’allais m’exprimer en mâchant du chewing-gum, en parlant le verlan et en traînant la godasse. Eh bien non ! J’ai été élevée dans un institut de jeunes filles catholiques. C’est aussi pour cela que ça se passe très bien dans le 7e. Je suis totalement française dans mes valeurs, dans mes convictions et dans ma façon de vivre. [...] Mais il y a des gens qui n’y croient pas, qui me voient toujours comme une fille des cités ».

  • Sens de la communication et de la proximité inégalé.

  • Lorsqu’on l’a surnommée la Ségolène de droite, elle a dit bien le prendre car Ségolène « est insubmersible, et jolie »

  • Icône de la politique bling-bling, période Sarkozy.

  • Elle est toujours gaie, très bavarde. Cela en exaspère plus d’un. Elle dit tenir sa gaieté de sa mère, qui fût « la lumière de [sa] vie ».

  • Réputation d’être toujours en retard.

  • Elle aime la mode et ne s’en cache pas. Elle a dit : « Je ne crois pas qu’il faille s’habiller comme un sac ou ressembler à un thon pour incarner l’autorité ».

  • Sa robe léopard Dior en une de Paris Match a créé la polémique. Mais elle déclare être un modèle d’intégrité :  » Lorsque j’étais ministre, je n’ai jamais utilisé mon logement de fonction, ni fait payer mes repas, mon coiffeur, mes vêtements, mes produits de beauté par le ministère, et ce n’est pas le cas de tout le monde ».

  • Maire du 7e arrondissement, elle a pris plaisir à relooker le journal municipal, en prenant conseil auprès de Carine Roitfeld, ex-réactrice en chef de Vogue.

  • Elle a dans son bureau un gros ballon pour faire de la gym.
  • Chaque année elle part en famille au Maroc, avec toutes ses soeurs et ses frères, ainsi que cousines et cousins. La famille est un espace et une valeur, très importants pour elle. Elle parle de sa famille comme de son « clan ».
  • Elle dit : « Nous ne sommes pas matérialiste chez nous, grâce à l’éducation de ma mère ».
  •  Elle dit : « Ce qui préoccupe le plus mes tantes [...] c’est que je ne sois pas mariée ».

A propos de la vie politique…

  • « Mon moteur c’est ma vie personnelle, pas la politique. On y prend goût, mais comme à tout. [...] Je n’imaginais pas quitter la magistrature. Nicolas Sarkozy m’a repérée et j’ai avancé avec lui jusqu’à devenir garde des Sceaux. Rien de tout cela n’était prévu. Alors demain, je peux aussi bien me marier et avoir un autre enfant. Advienne que pourra. Pour vous donner un exemple, la vie personnelle de Nathalie Kosciusko-Morizet n’entravera jamais sa vie politique. Moi si. »
  • Dans la vie politique : « Si on se laisse déstabiliser on est cuit. Je n’ai jamais mis un genou à terre, mais je ne pense pas comme le dicton : « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ». Moi je pense que ce qui ne vous tue pas laisse des traces ».
  • « Je ne suis pas née dans la politique, je viens d’un milieu défavorisé, de parents d’origine étrangère [...]. Je suis d’une famille où certains ont réussi, d’autres ont dérapé. Cette vie m’a structurée, il y a trop de choses en moi qui ne sont pas du sérail politique. Mais j’ai des souvenirs très forts en politique. Comme lorsque j’ai porté une loi devantle Parlement, alors que mon père était dans les tribunes. Et lorsque j’ai été élue maire du 7e arrondissement parisien. Parce que c’était ma première élection« .
  • « Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais qu’on ne fait pas de politique tout seul, il faut effectivement un réseau, des gens qui sont avec vous. »
  • « Regardez Fadela Amara. On me dit : « La pauvre, elle n’a pas eu d’administration, pas eu de budget ». Mais Martin Hirsch alors ? Il n’avait ni administration, ni budget, et il a fait pourtant adopter deux mesures notoires. Parce qu’il était dans le cabinet Kouchner il y a vingt ans, parce qu’il a fait l’ENA, qu’il a été au Conseil d’Etat, qu’il connaissait les rouages, l’administration, le fléchage. Pas Fadela Amara. Et, dans ce cas, il n’y a personne pour vous donner les codes ».

A propos des femmes…

  • Elle a dit : « Je ne crois pas que les femmes fassent de la politique différemment des hommes« .
  • Et « Ce qui change c’est que maintenant les femmes ne sont pas cantonnées à la famille, aux personnes âgées. Elles sont à l’Intérieur, à la Défense, à la Justice, à des postes d’autorité. Mais pour certains autorité et féminité ne vont pas ensemble ».
  •  A propos d’une éventuelle solidarité féminine lors des soupçons sur l’origine de la rumeur sur l’infidélité du Président : « Non, aucune femme ne m’a soutenue, à l’exception de Roselyne Bachelot et de Michèle Alliot-Marie. Mais j’ai une relation particulière avec cette dernière, c’est une femme courageuse, avec un vrai caractère, une résistante ».
  • « J’ai toujours aimé travailler avec des femmes, au gouvernement, dans mon ministère, quand j’étais magistrat. J’avais même une »chauffeuse », une femme exceptionnelle, quand j’étais garde des Sceaux. « 
  • « Enceinte, j’ai été très attaquée. Un journaliste avait même dit :  »Ca se voit trop qu’elle est enceinte ». Franchement, je ne pouvais pas être enceinte des oreilles quand même ? D’autres disaient : « Enceinte, elle est vraiment sexy », tout cela ne veut rien dire ! »
  • « On m’a attaquée sur mon congé maternité. Je n’ai jamais dit : « Il faut faire comme moi ». Je veux juste que les femmes aient le choix, dans un sens, ou dans l’autre. »
  • Et :  » On devient un peu féministe en politique, on est obligées. Quand on entend les hommes dire : « On en a marre de ces histoires de bonnes femmes », ça énerve. Les hommes n’ont pas les mêmes préoccupations que nous. On a plus d’angoisses quand on a des enfants. Il faut organiser sa vie ».
  • En politique « Il faut des appuis, c’est incontournable. Encore plus pour une femme. MAM et Roselyne Bachelot les ont depuis longtemps, de par leur filiation. Leurs pères étaient maires et députés. NKM aussi. Même Rama Yade, son père était diplomate, conseiller de Senghor, elle a eu un environnement propice. Mais celles qui n’ont pas d’appuis ont du mal à exister ».
  • « Les hommes sont moins courageux en politique, ils sont plus opportunistes. Les femmes ne trahissent pas leur parti, leurs convictions. Les hommes changent de parti, de famille politique, pour avoir un poste, les femmes non ».

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