Anne Hidalgo

  • Première adjointe de la mairie de Paris depuis 2001, chargée de l’urbanisme. Possible successeure de Delanoë.  

Anne Hidalgo dans Biographies

Naissance, enfance, études

  • D’origine espagnole, son patronyme, Hidalgo, vient de l’espagnol Hijo de algo, fils de quelqu’un, c’est à dire de noble descendance. Née à Cadix.

  • Ses parents étaient des républicains convaincus, qui ont fui le franquisme alors que Anne n’avait que 2ans. La famille Hidalgo quitte alors l’Andalousie pour la banlieue populaire de Lyon. Ses parents ont tous deux arrêté l’école à 13ans, elle est couturière et lui électricien, mais ils sacrifient tout à l’éducation de leurs deux enfants. Marie, l’aînée, est aujourd’hui Cheffe d’entreprise en Californie. Les deux soeurs parlent français entre elles, espagnol avec leurs parents.

  • Petite, elle a subit à plusieurs reprises à la fois sexisme et tentative de ségrégation sociale. Exemple : son professeur de maths en seconde convoque son père et lui dit : « Ne lui faites pas faire de longues études. Elle serait bien en secrétaire de direction par exemple, pour qu’il n’y ait pas trop de décalage en terme de catégorie sociale, avec vous ». Mais Anne Hidalgo est brillante, et s’accroche.

  • Très complète, elle découvre le chant, le théâtre et la danse.

  • Anne Hidalgo dit : « Nous avons été éduquées de manière assez stricte. Nous avons du conquérir notre liberté ».

  • A sa majorité, elle quitte ses parents, et enchaîne les petits boulots pour payer ses études.

  • Elle suit une maîtrise en Sciences sociales, un DEA en Droit social et syndical, et est reçue 5e, à 23ans, au concours d’Inspecteur du travail. Elle s’installe à ce moment là dans le 15e arrondissement de Paris, et elle ne le quittera plus. Elle y vit depuis maintenant 26ans.

    Parcours professionnel

  • Elle fut la plus jeune inspectrice – et le plus jeune inspecteur- du travail de France en 1984, à  23ans, du jamais-vu.

  • En 1991 elle est nommée Directrice de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

  • Elle s’inscrit alors au PS. Elle entre au cabinet d’Aubry en 1997.

  • Puis elle intègre celui de Nicole Péry, Secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, où elle est chargée de la formation professionnelle.

  • Elle rejoint ensuite celui de Marylise Lebranchu, alors Garde des Sceaux.

  • En 2001 elle se présente dans le 15e arrondissement parisien contre Balladur. Elle perd les élections, et devient conseillère d’opposition. La même année, Delanoë la nomme Première adjointe à la Mairie de Paris.

  • Elle préside régulièrement le Conseil de Paris, qui dure deux jours et une nuit, une fois par mois, en alternance avec Delanoë et les autres adjoints.

  • Elle a aussi des réunions PS au niveau national et local. « Les militants ont besoin de ce rapport direct avec nous » dit-elle.

  • Elle est toujours membre du Bureau national du Parti, auquel elle participe tous les mardis après-midi.

    Réformes phares

    Salaire

  • Elle vit bien, dit-elle. Elle a un mandat parisien et régional. Elle gagne 5500 euros par mois pour tout ça. Elle dispose aussi d’un chauffeur, non attitré.

  • Elle explique qu’elle doit verser une partie de son salaire au PS. « Si on gagne beaucoup d’argent, ou si on a deux mandats, au PS une partie de vos indemnités vont aller à un autre élu qui en a besoin ».

    Vie privée, vie quotidienne

  • Elle a trois enfants, une fille, Elsa, de 22ans, et un garçon de 24ans, nés d’un premier mariage ; et un petit garçon de 8ans, qu’elle a conçu avec son mari actuel, rencontré en 1997 dans le cabinet de Martine Aubry, alors qu’elle était Ministre de l’emploi et de la solidarité. Martine Aubry fut le témoin de mariage de son mari en 2004. Son mari dit d’Anna Hidalgo qu’elle est une »femme puissante ».

  • Elle emmène tous les matins son fils à l’école : « Je veux inscrire mon début de journée dans une vie normale, saluer les autres parents, la gardienne de l’école,… ».

  • Son époux n’a pas beaucoup plus de temps qu’elle. Réunions tardis et week-end professionnels sont souvent le lot du couple.

  • Elle marche aux baby-sitters pour Arthur.

  • Les secrétaires personnelles d’Anne et de son mari sont inséparables, elles gèrent et composent leurs agendas et les alertent lorsque personne ne peut récupérer leur enfant à l’école le soir, par exemple ».

  • Ils ont une femme de ménage qui gère beaucoup de choses dans la maison et son mari fait la cuisine. Anne s’occupe de tout ce qui est administratif ou concerne l’éducation de son fils.

  • Au quotidien, elle a des journées de travail bien remplies à la Mairie de Paris. « A la mairie, c’est comme une journée de burean dans un entreprise ». Le midi, elle a toujours un déjeuner de travail, avec des journalistes, ou des responsables politiques. Ses après-midis sont constitués de visites sur le terrain : « Il faut écouter les gens, rencontrer les associations, se nourrir de la réalité, ne pas uniquement travailler avc les notes de ses collaborateurs et conseillers ». « J’ai été inspectrice du travail, donc j’ai les pieds dans le réel, et c’est ce qui m’inspire. J’ai besoin de sentir et d’entendre les choses par moi-même ». A partir de 18h, elle a d’autres réunions de travail.

  • En dehors des périodes d’élection, elle arrive à rentrer chez elle deux ou trois fois par semaine à 20h30. Le reste du temps, elle rentre souvent autour de 23h pour cause de « dîner professionnel, manifestation de la ville, ou d’associations, congrès, etc… ».

    Particularités, caractère, goûts

  • Anne Hidalgo professionnellement c’est un parcours sans faute, une progression sans failles, et l’envie d’aller toujours plus loin.

  • Femmes et travail sont son credo depuis des années.

  • Femme politique qui ne renie pas son goût du pouvoir.

  • Une femme de terrain. « J’ai été inspectrice du travail, donc j’ai les pieds dans le réel, et c’est ce qui m’inspire. J’ai besoin de sentir et d’entendre les choses par moi-même ». Voilà ce qui manque sans doute à beaucoup de nos responsables politiques.

  • Elle est plus connue des Parisiens que des Français.

  • Elle n’a jamais pris de coach pour parler en public ou aux médias, comme beaucoup le font. Modeste, elle dit : « Comme j’ai fait beaucoup de théâtre, cela m’a aidé pour la prise de parole ». Elle dit s’exprimer un peu trop avec les mains, en vraie latine.

  • Après chaque intervention télévisée, elle réunit son équipe, et ils débrieffent. « Je ne veux pas qu’ils soient complaisants, mais pas non plus qu’ils me destabilisent trop. Le media training, c’est excellent pour le petit écran, ça permet aux politiques d’être plus clairs, plus précis. Mais il faut rester soi-même ! Je ne parle pas des meetings. Là il ne faut pas s’entraîner, mais entraîner les autres. Devant 4000, 5000 personnes, c’est une autre gestuelle. C’est tès physique, on en sort lessivée, mais j’adore ça même si je ne suis pas au niveau ».

  • Sans scrupules quand il s’agit de politique, elle n’a pas hésité pendant la dernière campagne des régionales à mettre sur Twitter une photo de Valérie Pécresse dormant au Conseil de Paris, ni à faire circuler sur le Net la bêtise de Chantal Jouanno, concernant l’automatisation de la ligne 17 si la droite passait…alors que celle-ci l’est déjà.

  • Elle se déclare aujourd’hui athée, malgré son éducation religieuse.

  • Aujourd’hui elle vénère Janis Joplin, dessine après avoir suivit les Beaux-Arts en cours du soir pendant ses études, et lit beaucoup. Elle envisage de se remettre à la peinture, pour décompresser, c’était sa passion de jeunesse. Surtout les toiles de grand format.

  • Elle regrette de ne plus pouvoir se rendre au festival d’Avignon, de Bourges, de Cannes, comme elle le faisait lorsqu’elle était Secrétaire nationale de la culture, au PS.

  • Elle aime la nouvelle scène française, les Bénabar, Grande Sophie, Mickey 3D, and co, ainsi que Souchon, Voulzy, Nilda Fernandez, dont elle est proche.

  • Pour se ressourcer, il faut qu’elle retourne en Andalousie, sa terre natale, où ses parents ont pris leur retraite.

    A propos de la vie politique…

  • Elle dit : »Il ne faut jamais oublier que les pires coups viennent de votre camp. C’est un milieu très dur, où tout est exacerbé, excessif. Vous gagnez, tout le monde vient vers vous, vous perdez, il n’y a plus personne ».

  • « Il faut être heureux dans sa vie personnelle pour faire de la politique ».

  • « Etre un élu municipal, c’est être concret, pragmatique, pédagogue et commercial. Il faut vendre ses projets. C’est très prenant ».

  • Elle a le goût du pouvoir. « Pour changer les choses, il faut passer par la politique. Il faut juste savoir s’entourer de gens beaucoup plus intelligents que soi ». Toujours cette modestie, la marque des femmes en politique ?

    A propos des femmes…

  • Elle tient à la féminisation des titres. Elle s’est définie comme « cheffe » de file de la liste PS aux dernières élections régionales.

  • Pendant longtemps elle a déploré qu’il n’y ait pas de modèle politique féminin. « Il y a Simone Veil, évidemment, qui transcende tous les clivages, qui assume son engagement politique, sa vie. C’est LE modèle ».

  • Elle admire aussi Yvette Poudy, et s’est choisi Aubry et Guigou comme repères. « J’ai observé comment elles travaillaient, comment elles évoluaient dans le monde politique. Elles connaissent les codes, mais ne sont pas arrivées par l’appareil politique. Plutôt par l’expertise technique, la compétence sur des sujets, la Haute fonction publique. Autrefois, les appareils politiques [les partis] étaient des machines à broyer, surtout les femmes. Michèle Barzach, qui n’était pas de mon bord, a aussi été un exemple pour moi. On a voulu l’écarter, et elle a tenu bon. Elle a été d’un courage exceptionnel. L’ascension par l’appareil politique n’était tout simplement pas possible pour les femmes. Mais c’est en train de changer. Grâce à la parité aussi ».

  • Elle est féministe, et l’une des rares à affirmer qu’il existe une solidarité féminine en politique. « Chaque fois que j’ai eu des moments difficiles dans ma carrière, j’ai eu spontanément des appels d’encouragement des femmes politiques ». Elle cite Elizabeth Guigou, Martine Aubry, Marylise Lebranchu, Adeline Nazan, Dominique Voynet. « Même si nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de choses, on se comprend entre femmes ».

  • Elle a pris fait et cause pour l’IVG, très jeune.

  • Elle a découvert la Libraire des femmes alors qu’elle était adolescente, et est devenue dès son adolescence, une féministe convaincue.

 

 

 


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