Rachida Dati

Maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008, et députée européenne depuis 2009.

Rachida Dati  dans Biographies rachida-dati-2jpg

Naissance, enfance, et études

  • Naissance : 27 novembre 1965 à Saint-Rémy, en Saône-et-Loire. Mère : Fatima-Zohra Dati, algérienne, femme au foyer (décédée en 2001). Père : M’Barek Dati, marocain, maçon. Née cadette d’une famille de onze enfants, dont sept filles.
  • Enfant, elle s’occupe avec sa soeur aînée de toutes les démarches administratives de la famille. A 14 ans, elle fait de la vente au porte-à-porte, pour une boîte de cosmétique, pour aider sa famille.
  • Elle étudie dans un collège catholique, malgré la religion musulmane de ses parents, (rassurés de la voir éduquée dans la morale, puisque dans la religion), puis au Lycée public Mathias. Elle obtient son Bac D en 1983.
  • Issue d’un milieu modeste, Rachida doit enchaîner les petits boulots pour financer ses études et avoir de l’argent de poche. Elle travaille l’été, ainsi que les week-ends pendant l’année, alternant les ménages, les gardes malades, et le boulot de vendeuse.
  •  Rachida tente par deux fois de passer la première année de médecine, mais échoue. Elle se réoriente en 1985 vers un DEUG, Diplôme d’études universitaires générales, qu’elle obtient en trois ans, après avoir redoublé sa deuxième année. Elle enchaîne avec une licence, qu’elle obtient en 1990, puis avec une maîtrise en sciences économiques, obtenue en 1991, à vingt-cinq ans.
  • Elle suit ensuite les cours du prestigieux MBA d’HEC (Master of Business Administration – diplôme international d’études supérieures de haut niveau dans le domaine de la conduite globale des affaires), qu’elle quitte en 1993, sans en avoir obtenu le diplôme.Parcours professionnel

    Réformes phares

    Salaire 

  • Salaire de députée :  7665 euros brut par mois (+ 4202 euros d’indemnité pour frais).

  • Salaire de conseillère de Paris et maire du 7e : 512 euros brut par mois (+ 1000 euros env. pour frais de représentation)

    Vie privée

  • En novembre 1992, elle se marie avec un homme, pour « mettre fin aux pressions » de sa famille, selon ses dires. Pas du tout emballée par cette union dès le départ, elle choisit d’y mettre fin la même année, et elle en obtiendra finalement l’annulation en justice en 1995.
  • Le 2 janvier 2009, elle donne naissance par césarienne à sa fille Zohra (en hommage à sa mère)à la clinique de la Muette dans le 16e arrondissement de Paris. Elle reprend ses fonctions au ministère cinq jours après avoir accouché pour conduire la réforme du statut du juge d’instruction, annoncée par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant. Ce court laps de temps créera une polémique stupide et d’un autre temps : combien il est choquant qu’une femme ait si peu d’instinct maternel et tant de volonté professionnelle, qu’elle décide de reprendre son boulot peu après son accouchement !

  • Elle a tenu jusqu’ici le secret sur l’identité du père de Zohra. Elle emploie une nounou à domicile et dispose de soeurs et de cousines prêtes à garder sa fille le reste du temps.

    Particularités, caractère, goûts

  • Première personnalité issue d’une famille d’immigrés maghrébins et musulmans à occuper des fonctions régaliennes dans un gouvernement français. A propos des technocrates, elle a dit : « Ils me voyaient comme une beurette et pensaient que j’allais m’exprimer en mâchant du chewing-gum, en parlant le verlan et en traînant la godasse. Eh bien non ! J’ai été élevée dans un institut de jeunes filles catholiques. C’est aussi pour cela que ça se passe très bien dans le 7e. Je suis totalement française dans mes valeurs, dans mes convictions et dans ma façon de vivre. [...] Mais il y a des gens qui n’y croient pas, qui me voient toujours comme une fille des cités ».

  • Sens de la communication et de la proximité inégalé.

  • Lorsqu’on l’a surnommée la Ségolène de droite, elle a dit bien le prendre car Ségolène « est insubmersible, et jolie »

  • Icône de la politique bling-bling, période Sarkozy.

  • Elle est toujours gaie, très bavarde. Cela en exaspère plus d’un. Elle dit tenir sa gaieté de sa mère, qui fût « la lumière de [sa] vie ».

  • Réputation d’être toujours en retard.

  • Elle aime la mode et ne s’en cache pas. Elle a dit : « Je ne crois pas qu’il faille s’habiller comme un sac ou ressembler à un thon pour incarner l’autorité ».

  • Sa robe léopard Dior en une de Paris Match a créé la polémique. Mais elle déclare être un modèle d’intégrité :  » Lorsque j’étais ministre, je n’ai jamais utilisé mon logement de fonction, ni fait payer mes repas, mon coiffeur, mes vêtements, mes produits de beauté par le ministère, et ce n’est pas le cas de tout le monde ».

  • Maire du 7e arrondissement, elle a pris plaisir à relooker le journal municipal, en prenant conseil auprès de Carine Roitfeld, ex-réactrice en chef de Vogue.

  • Elle a dans son bureau un gros ballon pour faire de la gym.
  • Chaque année elle part en famille au Maroc, avec toutes ses soeurs et ses frères, ainsi que cousines et cousins. La famille est un espace et une valeur, très importants pour elle. Elle parle de sa famille comme de son « clan ».
  • Elle dit : « Nous ne sommes pas matérialiste chez nous, grâce à l’éducation de ma mère ».
  •  Elle dit : « Ce qui préoccupe le plus mes tantes [...] c’est que je ne sois pas mariée ».

A propos de la vie politique…

  • « Mon moteur c’est ma vie personnelle, pas la politique. On y prend goût, mais comme à tout. [...] Je n’imaginais pas quitter la magistrature. Nicolas Sarkozy m’a repérée et j’ai avancé avec lui jusqu’à devenir garde des Sceaux. Rien de tout cela n’était prévu. Alors demain, je peux aussi bien me marier et avoir un autre enfant. Advienne que pourra. Pour vous donner un exemple, la vie personnelle de Nathalie Kosciusko-Morizet n’entravera jamais sa vie politique. Moi si. »
  • Dans la vie politique : « Si on se laisse déstabiliser on est cuit. Je n’ai jamais mis un genou à terre, mais je ne pense pas comme le dicton : « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ». Moi je pense que ce qui ne vous tue pas laisse des traces ».
  • « Je ne suis pas née dans la politique, je viens d’un milieu défavorisé, de parents d’origine étrangère [...]. Je suis d’une famille où certains ont réussi, d’autres ont dérapé. Cette vie m’a structurée, il y a trop de choses en moi qui ne sont pas du sérail politique. Mais j’ai des souvenirs très forts en politique. Comme lorsque j’ai porté une loi devantle Parlement, alors que mon père était dans les tribunes. Et lorsque j’ai été élue maire du 7e arrondissement parisien. Parce que c’était ma première élection« .
  • « Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais qu’on ne fait pas de politique tout seul, il faut effectivement un réseau, des gens qui sont avec vous. »
  • « Regardez Fadela Amara. On me dit : « La pauvre, elle n’a pas eu d’administration, pas eu de budget ». Mais Martin Hirsch alors ? Il n’avait ni administration, ni budget, et il a fait pourtant adopter deux mesures notoires. Parce qu’il était dans le cabinet Kouchner il y a vingt ans, parce qu’il a fait l’ENA, qu’il a été au Conseil d’Etat, qu’il connaissait les rouages, l’administration, le fléchage. Pas Fadela Amara. Et, dans ce cas, il n’y a personne pour vous donner les codes ».

A propos des femmes…

  • Elle a dit : « Je ne crois pas que les femmes fassent de la politique différemment des hommes« .
  • Et « Ce qui change c’est que maintenant les femmes ne sont pas cantonnées à la famille, aux personnes âgées. Elles sont à l’Intérieur, à la Défense, à la Justice, à des postes d’autorité. Mais pour certains autorité et féminité ne vont pas ensemble ».
  •  A propos d’une éventuelle solidarité féminine lors des soupçons sur l’origine de la rumeur sur l’infidélité du Président : « Non, aucune femme ne m’a soutenue, à l’exception de Roselyne Bachelot et de Michèle Alliot-Marie. Mais j’ai une relation particulière avec cette dernière, c’est une femme courageuse, avec un vrai caractère, une résistante ».
  • « J’ai toujours aimé travailler avec des femmes, au gouvernement, dans mon ministère, quand j’étais magistrat. J’avais même une »chauffeuse », une femme exceptionnelle, quand j’étais garde des Sceaux. « 
  • « Enceinte, j’ai été très attaquée. Un journaliste avait même dit :  »Ca se voit trop qu’elle est enceinte ». Franchement, je ne pouvais pas être enceinte des oreilles quand même ? D’autres disaient : « Enceinte, elle est vraiment sexy », tout cela ne veut rien dire ! »
  • « On m’a attaquée sur mon congé maternité. Je n’ai jamais dit : « Il faut faire comme moi ». Je veux juste que les femmes aient le choix, dans un sens, ou dans l’autre. »
  • Et :  » On devient un peu féministe en politique, on est obligées. Quand on entend les hommes dire : « On en a marre de ces histoires de bonnes femmes », ça énerve. Les hommes n’ont pas les mêmes préoccupations que nous. On a plus d’angoisses quand on a des enfants. Il faut organiser sa vie ».
  • En politique « Il faut des appuis, c’est incontournable. Encore plus pour une femme. MAM et Roselyne Bachelot les ont depuis longtemps, de par leur filiation. Leurs pères étaient maires et députés. NKM aussi. Même Rama Yade, son père était diplomate, conseiller de Senghor, elle a eu un environnement propice. Mais celles qui n’ont pas d’appuis ont du mal à exister ».
  • « Les hommes sont moins courageux en politique, ils sont plus opportunistes. Les femmes ne trahissent pas leur parti, leurs convictions. Les hommes changent de parti, de famille politique, pour avoir un poste, les femmes non ».
 

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